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D’Imane Khelif à AB Hernandez, la transmisogynie attaque toutes les sportives.

Le 31 mai 2025, AB Hernandez, athlète états-unienne de 16 ans a remporté trois médailles dans des épreuves de saut lors d’un championnat du Sud de la Californie.

Le 09 août 2024, Imane Khelif, boxeuse algérienne de 25 ans, remporte la médaille d’or aux JO de Paris dans la catégorie des poids welters.

Face aux victoires de ces deux sportives, la première trans et la seconde cis, un même déferlement de haine transmisogyne. Or, ces pressions réactionnaires ont des effets concrets.

La fédération inter-école de Californie a modifié son règlement pour mettre en place le co-ranking, une pratique transphobe qui consiste à classer les femmes trans dans une catégorie séparée des femmes cis.

Classer les femmes trans à part est une pratique discriminatoire. Elle revient à marginaliser la participation des femmes trans dans les compétitions féminines, alors même qu’elles sont déjà largement exclues de la pratique sportive, y compris amatrice.

Ce type de mesure est injustifié : il n’existe aucune preuve pour affirmer que les femmes trans sont avantagées — les données montrent même qu’elles se trouvent désavantagées dans de nombreux sports, tant par leurs traitements que par les ruptures de carrières dues aux discriminations qu’elles subissent.

Le 30 mai dernier, la fédération internationale de boxe annonçait réintroduire les tests génétiques obligatoires avant toute compétition, imposant un ultimatum à Imane Khelif : elle sera radiée tant qu’elle ne s’y sera pas conformée.

Ces tests génétiques avaient été progressivement abandonnés pour de bonnes raisons : ils excluent.

Depuis 2024, la championne olympique subit une campagne de harcèlement basée sur de faux rapports médicaux qui prétendent prouver qu’elle serait en réalité un homme. Ces faux rapports, en affirmant qu’Imane Khelif “présenterait des chromosomes XY”, nient par ailleurs l’existence même des personnes intersexes.

Du sport amateur aux compétitions de haut niveau, les mesures réactionnaires de ce genre privent les femmes d’un accès libre à la pratique du sport, en contrôlant toujours davantage leurs corps, jusqu’à assumer d’aller à l’encontre des valeurs d’équité et d’égalité qu’elles continuent de prôner.

Le constat est sans appel. Dans le monde entier, l’extrême droite tente d’exploiter les institutions sportives pour installer une lecture sexiste, raciste et incomplète de la biologie qui va à l’encontre d’un consensus scientifique pourtant clair : les femmes trans n’ont pas d’avantages “masculins”.


Pour aller plus loin, consultez la FAQ « Mythes et mensonges sur les personnes trans dans le sport » :

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